• La fraude en ligne dérape( Jérôme Traisnel, 20 January 2010 )

    La fraude des paiements en ligne par carte bancaire a explosé de 76% en France entre 2007 et 2008 d’après l’Observatoire. Elle représente maintenant 45% de la fraude totale constatée sur les cartes émises en France, alors que les paiements en ligne ne représentent que 6% des dépenses.

    L’évolution continue et vertigineuse de la fraude en ligne dans tous les pays Européens, ne laisse pas présager d’une solution radicale et rapide. Cette fraude est malheureusement alimentée par plusieurs facteurs :

    • L’explosion du commerce en ligne qui a triplé en quatre ans.
    • La globalisation de l’e-commerce. La fraude en ligne sur les transactions transfrontalières à augmentée de 104% entre 2007 et 2008 toujours d’après l’Observatoire. Elle compte maintenant pour 60% de la fraude en ligne, alors que le transfrontalier ne représente que 10% des achats sur les cartes émises en France.
    • La migration de plusieurs pays vers l’EMV (puce et code personnel) sécurise le paiement de proximité et focalise les fraudeurs sur des cibles plus vulnérables comme le paiement en ligne qui n’utilise pas la puce.
    • La prolifération des logiciels malveillants, qui ont déjà pollué plus de 10% des ordinateurs connectés, et qui évoluent graduellement du spam et de la fraude au click vers le détournement de données confidentielles. Les spécialistes prévoient une croissance annuelle de ce type de fraude de l’ordre de 900% !

    On pourrait relativiser ce dérapage en arguant que la fraude en ligne sur les cartes émises en France telle que reportée par l’Observatoire ne concerne que 95m€, soit seulement 0,5% du montant des achats en ligne. Cela serait oublier que :

    • si nous ne prenons aucune mesure, dans 5 ans la fraude reportée avoisinera 3% des achats ;
    • la fraude reportée par l’Observatoire n’est que la face visible de l’iceberg, le cout total de la fraude incluant le cout de la détection et de la prévention dépasse déjà les 2%.

    Il y a donc urgence pour mettre en œuvre une authentification forte du payeur pour toute transaction en ligne. Au delà de l’enjeu technique d’une telle mise en œuvre, il faudra inventer un usage et c’est là toute la difficulté. C’est également la mission de SlimPay !

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